Noter la vidéo Nombre de vues Commenter NOTER LA VIDÉO NOMBRE DE VUES COMMENTER J’aime sur Facebook (nouvelle fenêtre)
Vu 395 fois
OK
DESCRIPTION TRANSCRIPTION

CITÉ ORIENTÉE - NICOLAS, 19 ANS, FUTUR COMMERCIAL DANS LES ÉNERGIES VERTES ?

Nicolas, 20 ans, futur commercial dans les énergies vertes se demande comment ce secteur va évoluer, et s’il est pertinent d’y débuter

UNE VIDÉO PRODUITE PAR

Je m’appelle Nicolas, j’ai 20 ans et j’habite à Rueil-Malmaison dans le 92. J’habite ici avec mon père, ma mère et mon frère. Mon père est commercial itinérant dans une entreprise de levage, manutention. Ma mère travaillait avant en tant que secrétaire chez PC PSA Peugeot Citroën à la Garenne Colombes. Je me sens vraiment bien dans ma ville de Rueil. J’apprécie beaucoup le rugby depuis plusieurs années. Je joue deuxième ligne dans le club de Rueil-Malmaison. C’est un sport assez rugueux, il y a aussi l’esprit d’équipe. Je dirai que je suis assez ouvert. J’ai été longtemps timide mais j’ai changé depuis. J’ai aussi un caractère assez dynamique, je bouge beaucoup, c’est quelque chose que j’aimerai un peu calmer. Je pense que je suis un peu trop sensible. J’aimerai travailler dans le commerce, plus précisément la vente. J’étudie au lycée Raspail qui est à Paris. J’étudie en formation de BTS Technico-commercial en option énergie environnement. Il est vrai que j’ai dit à mon père que j’aimerai être comme lui, dans le sens où j’aimerai exercer le même métier que lui. Il a assez bien réagi. Je pense qu’au début il a compris que je voulais travailler avec lui, dans la même entreprise. Puis, je lui ai expliqué que son entreprise était assez intéressante mais que le secteur du levage, de la manutention ne m’intéressait pas. Lorsque je lui ai dit que je voulais travailler dans l’écologie, l’environnement, il était plutôt réticent car c’est un marché qui connaît un petit peu par ses expériences et ses connaissances. Il m’a dit que c’est un marché dangereux, je risque d’être au chômage et de rencontrer des difficultés au départ. A travers mes expériences, mon parcours professionnel, j’ai pu acquérir des expériences sur ce domaine et lui expliquer que c’est un marché porteur qui est encore en développement mais qu’il y a des emplois à prendre qui étaient intéressants à développer comme le marché de l’eau, de l’environnement, du recyclage des déchets. Il existe plusieurs branches d’environnement qui sont exploitables. Dans le cadre d’un stage avec un commercial itinérant, si possible, dans l’environnement, j’aimerai poser plusieurs questions notamment savoir si le marché de l’environnement est un marché porteur, va-t-il évoluer ? Ensuite quels débouchés ? Puis-je évoluer en grade dans l’échelon social d’une entreprise et savoir quels sont les produits phares actuellement. Quels sont les produits qui se démarquent, qui se vendent le plus sur le marché de l’environnement. Je vis aux dépens de mes parents malheureusement et j’aimerai être plus indépendant, pas forcément rapidement mais être sur au moins qu’après mes études j’aurai un emploi à la clé qui me permettra de subvenir à mes besoins pendant plusieurs années et puis ensuite d’acheter un appartement et être indépendant de ma famille. PHILIPPE (Père de Nicolas) Nicolas aime les contacts humains. Il aime travailler en extérieur, un travail varié, c’est pour cette raison qu’il s’est orienté naturellement vers cette fonction. Il n’y a pas forcément une sorte de filiation. Ça m’a fait plaisir parce que c’est une forme de reconnaissance. Maintenant, si c’est ce qu’il ressent, je ne peux pas aller à l’encontre de ses envies. Je ne l’ai pas découragé, au contraire, j’ai essayé de lui donner des ficelles. C’est quelqu’un d’assez impulsif, qui se fie beaucoup à son instinct, quelqu’un de très dynamique, il colle bien à la fonction de commercial. Il a de très grandes valeurs de générosité. Il a un grand cœur, c’est important. Il sait donner beaucoup, il sait reconnaître les valeurs de l’amitié, il a un très bon fond. Je pense qu’il est précurseur. Si chacun était conscient des problèmes d’écologie. Je lui dis : vends des voitures électriques, vends des éoliennes mais il n’y a pas cinquante mille voitures électriques sur le marché, il n’y a pas non plus dix mille fabricants d’éoliennes. L’eau marchera, travailler dans une entreprise comme Véolia ou Suez Environnement. Moi, je travaille déjà avec eux, ça marche très fort. C’est vrai que pour un vendeur, vendre un produit qui se vend facilement, ça aide. Le marché est là, ça explose, les entreprises naissent. On arrive à placer son produit plus facilement. Actuellement, il est en bac +2, il va peut-être travailler dans 2-3 ans. Comment sera le marché dans 2-3 ans, on ne le sait pas, ça peut encore bouger. Je lui dis tout le temps, il y a des phrases type dans la vie, rien n’est acquis dans la vie. MADAME NACIRI (Professeur de communication et négociation) J’ai rencontré Nicolas l’année dernière parce qu’il s’est inscrit en BTS Technico-commercial et effectivement lorsque Nicolas est venu nous voir, on a été surpris par ce choix. Il n’a pas de bagage technique et en même temps c’est une opportunité pour lui parce que nous sommes un établissement ouvert à des jeunes qui ont une motivation. Peu importe les parcours, un parcours atypique est le bienvenu. Il s’est mis à travailler les technologies industrielles, ce n’était pas facile mais ses notes sont satisfaisantes. Ça veut dire que c’est possible quand on est motivé. Nous sommes dans une mutation économique en France. On produit moins mais on vend plus, ça veut dire que les entreprises de distribution sont nombreuses. Ça veut dire que les profils que nous cherchons, ce sont des profils de commerciaux, c’est pour cette raison que nous sommes sur un créneau qui est porteur. Nous avons un métier avec deux caractéristiques : soit on est un commercial que l’on appelle « éleveur », c’est-à-dire que l’on préfère la relation durable qui demande du temps pour conserver les clients ou alors on a un profil « chasseur », c’est-à-dire qu’on va aller à la conquête des clients, il faut être combatif. Je pense qu’actuellement Nicolas a un profil d’éleveur, c’est-à-dire qu’il a un très bon relationnel et ce qu’il faudrait maintenant s’il veut un peu se développer sur ce métier-là, c’est sortir les griffes. LAURENT POUPELLOZ (commercial) J’aimerai savoir, est-ce que le marché de l’environnement propose beaucoup d’offres ou au moins des offres à des jeunes étudiants comme moi qui arrivent sur le marché du travail avec beaucoup d’envies et qui aimeraient intégrer des entreprises dans ce secteur de marché. Ce que cherchent les recruteurs en général, ce sont des gens qui ont envie. Tu te rends compte que la technique tu peux l’acquérir au fur et à mesure, mais l’envie, c’est quelque chose que tu as ou que tu n’as pas. Je pense que c’est quelque chose que tu as en toi, ça se sent donc n’hésite pas à foncer, passe des entretiens, fais un CV de qualité et fonce. Dans le domaine commercial, en général, on distingue les chasseurs et les éleveurs. Pour commencer par les éleveurs, ce sont eux qui suivent le projet. L’éleveur suit la relation à chaque étape. Le chasseur va chercher de nouveaux clients. Il va faire beaucoup de prospection téléphonique, il va faire beaucoup de rendez-vous, il va essayer d’accroître la base de clients de l’entreprise. Dans le domaine environnemental, étant donné que ce sont des projets techniques et complexes qui mettent du temps à se mettre en place, il faut avoir en soi un forte dominant éleveur pour suivre le projet pour ne pas s’user avant de pouvoir signer ou avant de pouvoir concrétiser. Il faut beaucoup d’éleveurs dans ce type d’entreprises environnementales. Il faut également des chasseurs quand même pour créer du rendez-vous, créer de nouveaux contacts. SARA LOSA (Directrice Marketing) Maintenant, comme on disait ce midi, il faut avoir en tête ce changement de paradigme. Aujourd’hui, on a besoin d’énergie un peu partout, à la fois dans nos bâtiments, dans nos transports, sur nos objets connectés, c’est un réel besoin. Le photovoltaïque évolue, les technologies évoluent. Partout où il y a besoin d’énergie, on peut appliquer un panneau solaire. Je pense que le marché du photovoltaïque va reprendre le dessus. J’aimerai savoir quelles sont les qualités requises pour être un bon commercial dans le photovoltaïque ? Je dirai qu’il faut être curieux déjà parce que c’est un marché qui bouge beaucoup. Il faut aimer bouger, il faut aimer être dynamique et il faut surtout aimer le contact. Quand tu vois que tu es parti d’un prototype et finalement qui est à la série que ce soit au niveau français, international voir même régional. Le métier de commercial, c’est un métier où normalement si tu te débrouilles bien, tu peux être aussi fier de toi. Est-ce que tu aurais un conseil à me donner pour l’avenir ? Tu vas voir que les années de Master sont en général les plus intenses. Tu as à la fois une vie professionnelle qui se développe mais aussi une vie sociale qui se double. Il faut savoir bien allier les deux et il faut vraiment profiter de ces moments-là. C’est maintenant qu’il faut tout donner, que tu vas prendre toutes les compétences. Ce sont les années où tu t’éclates professionnellement. Tu vas rencontrer des gens super qui vont te former et ça va être sympa. Sara m’a bluffé d’une part par son dynamisme et d’autre part par son expérience. J’ai beaucoup appris notamment sur la partie réunion, comment se passait la présentation d’entreprise, l’activité, c’est très intéressant. Les panneaux solaires que je ne connaissais pas, souples, que j’avais vu dans quelques articles de journaux m’ont beaucoup bluffé. J’ai été vraiment surpris par cette technologie là que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup aimé. J’espère voir plus tard sur nos transports, sur nos maisons voir sur nos smartphones. Au début de ma carrière professionnelle, je vais commencer à travailler sur les secteurs classiques comme l’industrie, l’automobile, les transports qui sont pour moi des secteurs traditionnels et sur lesquels je pense beaucoup apprendre. Ensuite, si bien sûr, j’ai une opportunité, je compte la saisir sur un produit de développement durable comme les panneaux solaires, l’éolien, le traitement des déchets, le recyclage de l’eau. C’est quelque chose que j’aimerai faire plus tard.