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CITÉ ORIENTÉE - KÉVIN, 20 ANS, FUTUR MÉCANICIEN DE COMPÉTITION ?

Kévin, 20 ans, rêve depuis l’âge de 6 ans d’être mécanicien de compétition pour les plus grandes écuries de formule 1. Comment atteindre un tel objectif ?

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Je m’appelle Kévin, j’ai 19 ans et j’habite à Lorient en Bretagne. Mon papa est fonctionnaire de police et ma mère travaille dans les écoles maternelles. La passion de la mécanique m’est venue vers l’âge de 5-6 ans. J’ai commencé lorsqu’on était en région parisienne avec mon père. Tous les week-ends on travaillait chez mon parrain qui avait un atelier où l’on bricolait les voitures. J’ai commencé avec une portière d’express que mon père m’avait donné pour m’occuper, pour que je ne le dérange pas dans son travail. J’ai une passion à part qui est la motoculture. Je touche tout ce qui est tondeuse, tracteur tondeuse, tronçonneuse, c’est ma deuxième passion dans la mécanique. Aussi, j’aime bien rendre service aux amis, aux voisins donc quand ils sont en panne par exemple de tondeuse, je propose mes services pour la réparer. Tout le monde s’y retrouve. Ce qui me plaît déjà c’est d’avoir les mains noires. On a un rapport vraiment privilégié avec les pièces. Ce qui est intéressant aussi, c’est qu’en mécanique on en apprend tous les jours. Actuellement, je suis en fin de première année de BTS automobile AVA, le nouveau BTS maintenance automobile. A terme, on obtient un diplôme de mécanicien de compétition. Plus tard, après mes études, j’aimerai bien travailler dans la Formule 1 en tant que motoriste de F1. Après, je sais que ce n’est pas toujours facile de percer dans ce métier-là. Il faut passer par d’autres métiers avant comme faire de la compétition dans une autre catégorie. Ensuite, faire ses preuves et monter par l’élite pour arriver en Formule 1. Un motoriste de Formule 1, c’est quelqu’un qui prépare les grands prix. Avec les conseils du pilote, il essaie d’améliorer les performances du moteur. A chaque grand prix, il démonte les moteurs pour vérifier que toutes les pièces n’ont pas bougées, qu’elles sont bien conformes au cahier des charges établi avant la course. Après les grands prix, ils analysent les performances du moteur qui sont enregistrées pendant la course. J’aurai bien aimé avoir l’avis d’un motoriste de Formule 1 sur ma formation. J’aurai voulu savoir aussi si la passion nous suivait tout au long du métier de motoriste en F1. Si elle était là tous les jours en fait, si elle nous permettait de s’investir davantage dans le métier. C’est vrai qu’après, les métiers de la Formule 1 sont assez fermés, ils sont vraiment pour les meilleurs. Je pense que ça me donne encore plus l’envie de réussir et de travailler pour y arriver. C’est vraiment un but ultime. Je donnerai tout pour y arriver. PIERRE MUSSET (Ami de Kévin) Kévin est un passionné d’automobile, de tout ce qui est mécanique. Il peut être timide aussi. Il est renfermé parfois. C’est un gars super cool. On fait beaucoup de mécanique chez lui. On répare des engins de motoculture tels que des tronçonneuses, tracteurs. J’apprends beaucoup de choses parce que je m’y connais beaucoup moins que lui en mécanique et j’aime bien travailler comme ça des après-midis avec lui. Kévin ne m’a pas forcément parlé de son projet dans la Formule 1. Je pense que c’est par peur de ne pas réussir et de voir nos réactions puis d’être déçu parce que nous sommes déçus pour lui. Je vois très bien Kévin dans une écurie de Formule 1. Tout ce qui touche l’automobile, c’est vraiment important pour lui. Je pense que si Kévin part dans la Formule 1, même si c’est un projet assez grand et qui ne va pas être facile, mais il a toujours aimé mettre la barre haute. Il va tellement aimer ça qu’il va réussir. ANNIE DESCAMPS (Conseillère d’orientation) Kévin, au départ, avait très envie d’être dans la mécanique mais il avait envie d’être ingénieur dans la mécanique. Ensuite, il s’est dit qu’il avait plutôt envie d’être dans tout ce qui est beaucoup plus technique et d’avoir ce que l’on peut appeler entre guillemet avoir les mains dans le cambouis et de faire, il voulait vraiment faire. Dans sa deuxième année de BTS, il va devoir faire des choix pour sa poursuite d’études. Donc il a deux possibilités différentes qui s’ouvrent à lui même s’il y en a beaucoup d’autres. Il s’attache vraiment à ces deux possibilités sur le Mans. Il y a l’Autosport Academy et puis une licence professionnelle. Les deux formations sont vraiment pour la formation de professionnels de circuit. Il a une passion, il a envie d’y aller donc ce n’est pas trop haut, c’est juste génial d’avoir une passion et de se donner les moyens finalement de pouvoir vivre de sa passion. Lui, pour l’instant, il met tout ce qu’il faut de son côté pour pouvoir réussir, que ce soit dans les stages, que ce soit dans le bénévolat, que ce soit dans les revues qu’il lit, tout est basé sur cette passion. Mon conseil ce serait d’essayer d’élargir finalement son choix d’orientation post BTS sachant que les deux formations du Mans sont très bien l’une et l’autre. Le problème est la sélection. C’est un peu le même conseil que l’on donne à tous les jeunes à partir du moment où les formations deviennent de plus en plus sélectives, c’est de faire le plus de demande possible et de recevoir au mieux le plus de choix possible et sinon d’obtenir une formation qui lui permette d’aller au-delà de ce BTS. Aujourd’hui, nous allons faire la visite des différents secteurs de l’usine. On va commencer déjà par l’atelier où les gens de la piste se réunissent pour préparer les grands prix. Après, on va passer à l’atelier moteur, au bureau d’étude et on va visiter les bancs d’essais également. On va te faire découvrir notre milieu très fermé de la Formule 1. De près, je n’en ai jamais vu, c’est assez impressionnant. C’est la première fois que tu vois une formule 1 de près. Quand on les voit à la télé, ce n’est pas la même chose. On se trouve ici dans le hall d’accueil de Renault Sport F1 où sont exposées des voitures un peu far de l’entreprise donc notamment cette voiture qui a été championne du monde avec Fernando Alonso sur laquelle j’ai travaillé et j’étais technicien motoriste sur cette voiture. Pour moi, elle a un petit peu un goût de succès. Donc Kévin, quels sont tes souhaits pour le futur dans ce métier ? A l’avenir, j’aimerai bien après mon BTS intégrer l’auto sport Académie. Voir à terme, intégrer une écurie de F1. Je sais qu’on n’y arrive pas tout de suite mais c’est mon souhait. Ce souhait-là, il faut le garder car c’est ce qui fait avancer. Au niveau de la passion voiture, c’est dans ton crâne, c’est bien ancré. Il faut être passionné et avec la passion, on arrive à beaucoup de choses. Donc maintenant, on va se diriger vers le bureau d’étude, la partie la plus secrète, la plus confidentielle. PASCAL ARAGNOUET (Technicien motoriste piste) Comment faire pour rentrer chez Renault F1 par exemple ? Une fois que tu as passé tous tes diplômes, plus tu es dans le haut de la liste dans tes diplômes, mieux c’est. C’est un peu comme ça dans toutes les entreprises où il y a de la demande. Tu envoies des CV. Ne pas s’arrêter sur un refus parce qu’au moment où tu envoies ton CV, il ne recherche pas de monde, mais insister. En parallèle de tout ça, ne pas hésiter à faire autre chose, c’est-à-dire, autre chose en compétition dans les loisirs. Plus on est passionné, plus on fait de choses en extérieur, plus on est remarqué. Si tu veux, j’ai fait de la course moto en tant que pilote, en tant qu’assistance, j’ai fait du rallye, j’ai fait de la course moto neige et il faut rentrer dans le vif du sujet le plutôt possible. J’aurai bien aimé connaître l’emploi du temps d’un technicien ou mécano de compétition. L’emploi du temps d’un grand prix normal, c’est on part le mardi, le mercredi et on rentre le lundi ou le mardi d’après. Quand tu pars une semaine sur deux, forcément, il faut que la vie de famille suive. Donc quand on est célibataire, ça ne pose pas trop de problème, à part avec les amis mais quand tu as une vie de famille, il faut que ce soit en accord avec le reste de la famille. Si tu veux être bien dans ton travail, si tu veux bien progresser, il faut que ce soit clair dès le départ. A partir du moment où tu pars de chez toi, on pense travail, on mange travail, on dort travail. Il y a quelques moments de détente aussi, il ne faut pas non plus exagérer mais principalement on est en déplacement pour le travail. J’aurai bien aimé savoir vu que c’est un monde qui est toujours en pleine évolution, si vous êtes autant passionné qu’au premier jour. Quand je suis rentré chez Renault Sport en 1985, je me suis dit on verra combien de temps ça durera. Et tu vois, nous sommes en 2014 et j’y suis toujours. Est-ce un secteur qui recrute beaucoup ? En fait dans ce domaine, il y a des moments clés pour l’embauche comme l’année dernière on a fait un nouveau moteur. Donc forcément, l’entreprise a besoin de personnes nouvelles qui ont d’autres connaissances parce qu’on a attaqué un nouveau moteur avec lequel on a adopté d’autres technologies donc on a embauché beaucoup de personnes qui sont dans des secteurs bien particuliers comme l’électricité, l’électronique…Ça t’ouvrira plus facilement des portes si tu es électrique-mécanique. C’est un domaine qui tend à s’ouvrir de plus en plus et on recherche énormément de personnes qualifiées. C’était une journée inoubliable. Rentrer chez Renault F1, c’est mythique déjà. Le meilleur moment de la journée, c’était lorsqu’on a pu rentrer dans le banc d’essai, une pièce qui est très confidentielle où l’on n’a pas le droit de filmer. Le motoriste m’a expliqué tout ce qu’il faisait dessus. Tous les paramètres à régler, la partie boîte de vitesse, la partie moteur. Il a fallu négocier pour pouvoir rentrer, j’étais vraiment très content. J’ai vraiment eu toutes les réponses que j’attendais donc ça m’a permis de me projeter dans l’avenir.